Le baromètre de la rédaction 2011

La deuxième édition du Baromètre de la Rédaction vient de paraître sur Viadeo.

C’est à nouveau Stéphane Bourhis, concepteur rédacteur au sein de la structure Red-Act qu’il a créée, qui en est à l’origine. Il a soumis pour cela un questionnaire aux membres du groupe de discussion « Rédactrices et Rédacteurs – Conception Rédaction et Piges » qui compte environ 1700 inscrits sur Viadeo.

Le baromètre 2011 nous éclaire sur le revenu des écrivains indépendants en presse et communication. L’enquête recouvre plusieurs statuts, du journaliste pigiste à l’écrivain-auteur inscrit à la maison des artistes, en passant par le rédacteur en agence et l’auto entrepreneur. Cette diversité explique l’hétérogénéité des tarifs constatés, et le fait que les prix donnés ne sont exprimés ni en brut ni en net.

Selon le baromètre 2011, l’article « print » est payé entre 60 et 175 euros du feuillet, même si cette fourchette ne regroupe pas les extrêmes très bas (20 euros) comme élevés (300 euros).

Bonne nouvelle concernant les tarifs Web qui semblent avoir progressé si l’on se réfère au baromètre 2010 : on est ainsi passés de 50 à 200 euros du feuillet l’an dernier à un feuillet rémunéré entre 60 et 250 euros cette année. Difficile néanmoins de dire si l’économie du Web se consolide, ou si les répondants de l’enquête 2011 sont simplement mieux payés que leurs prédécesseurs.

Outre les statuts, ce sont aussi des critères qualitatifs qui justifient la variabilité des tarifs, comme le niveau d’expertise du rédacteur ou son expérience dans la profession.

Le baromètre de la rédaction, s’il ne vise pas l’exhaustivité (seule une centaine de personnes ont répondu), a au moins l’avantage de lever le tabou qui existe sur la rémunération des écrivains indépendants en France. Les prix du baromètre donnent ainsi une base pour les professionnels débutants : « il faut que les jeunes qui acceptent d’être payés 20 euros du feuillet réalisent qu’ils touchent moins qu’un SMIC », explique Stéphane Bourhis.

Les journalistes pigistes peuvent quant à eux se reférer aux tarifs minima de la presse quotidienne nationale et de la presse magazine et d’opinion récapitulés ici, ou au Guide de la pige 2011-2012.

Ludovic Fery

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36 Commentaires

Classé dans La vie de la presse

36 réponses à “Le baromètre de la rédaction 2011

  1. Merci à vous pour cette mention d’un baromètre de la rédaction. Il se veut un outil, un phare, un point de repère pour les métiers de l’écrit
    Stéphane BOURHIS

  2. Tatiana

    Ahahahahahahaha!!! Il me fait bien marrer ce baromètre, pas vous?
    Franchement, de 60 à 250 euros du feuillet en presse web, et même pas l’enquête complète hein, le feuillet !!! Et tout le reste à l’avenant. Non, vraiment merci Ludo (et Stéphane) pour ce grand moment de détente…
    Bises, Tatiana.

  3. Tatiana, on ne se connait pas et cette enquête concernat un panel de 100 rédacteurs ayant répondu aux questions posées. Il se veut indicatif pour éviter à certains de commencer à travailler le feuillet trop bas.

    Maintenant, l’omerta réussit à certains, moi j’essaye d’aider ceux qui ne savent pas.

  4. CP&a

    Tatiana, c’est impensable qu’un feuillet soit payé 250 euros ? Non, ça ne l’est pas. C’est moins courant que 60 ou 80, mais ça existe ; une fois c’est le client qui m’a dit 220, j’ai rien demandé, c’était comme ça.
    Donc comme dit Stéphane ce baromètre est pour aider les débutants qui ne savent pas comment se situer… mais aussi pour tous ceux qui ne se rendent pas compte que cela fait des années qu’ils sont à côté de la plaque.
    Quant à l’évolution des rédacteurs Web, bien que je n’en fasse que très peu je suis d’accord qu’il faut s’en féliciter. Car c’est un exercice beaucoup plus difficile que rédacteur papier (c’est très long d’arriver à faire court).
    Arnaud CHAMBERT-PROTAT – CP&a

  5. Catherine Philibert

    Bonjour à tous,

    Et merci à Tatiana pour sa contribution : ainsi, je comprends mieux pourquoi certains ont autant de mal à défendre des tarifs décents si ceux-ci déclenchent leur hilarité…

    Encore une fois merci à Stéphane pour son initiative : la réaction de Tatiana prouve bien que certains ne connaissent pas l’écriture Web. L’exercice n’est pas simplement difficile : il est impitoyable, avec des impératifs de référencement, la spécificité de la lecture à l’écran, la contrainte de l’espace, de la technique… et je ne parle pas des délais .

    Tatiana, après ce moment de détente et de grosse marrade, vous pourriez peut-être vous affranchir un peu sur le sujet non ? Il y a d’excellents formateurs sur le marché.

    Bien cordialement
    Catherine

  6. CP&a

    À la décharge de Tatiana, et sauf erreur de ma part, nous sommes sur un blog essentiellement fréquenté par des pigistes « journalistes » (guillemets, vous verrez plus bas).
    Or le baromètre de Stéphane réunit de multiples professions : des gens qui sont tellement pointus sur leur sujet qu’ils peuvent se faire payer très cher, et à l’opposé les pigistes qui sont les plus mal lotis. Forcément la fourchette est large.
    Mais pourquoi les pigistes sont-ils (depuis toujours !) parents pauvres ?
    D’abord parce que n’importe qui peut être pigiste (toutes les feuilles de chou locales cherchent des « correspondants » : j’ai deux copains qui ont fait ça dans leur village, en plus de leurs jobs : un charpentier et un designer de cuisines !). ; je ne mets pas en doute qu’ils avaient un talent d’écriture, mais nous serons d’accord qu’ils n’allaient pas demander 300 euros du feuillet !
    Ensuite parce qu’au cas où ils obtiennent leur carte de presse, les avantages fiscaux justifient que les tarifs soient moins élevés (quoique !!!), et enfin et surtout parce que cette profession étant éparpillée parmi des gens dont ce n’est pas le métier, forcément elle ne se défend pas, n’a pas de repères, et même en étalant ses compétences ne peut pas les faire valoir.
    Comme dit Catherine, plutôt que vous poiler sur les tarifs d’autres pros de l’écriture et nier (en quelque sorte) qu’ils puissent être vrais, vous devriez vous en inspirer et faire un sérieux examen de conscience collectif.
    Stéphane rend un immense service à toute la profession des plumes ; à chacun ensuite d’en tirer ses propres conclusions… et actions !
    ACP – CP&a

  7. Bonjour à tous,
    je réitère mes remerciements à Stéphane pour le travail énorme qu’il accomplit pour la défense et la valorisation de la profession. Merci à vous des Incorrigibles de citer le baromètre qu’il a élaboré. Quant à Tatiana, il serait intéressant que vous développiez votre intervention, êtes-vous du métier ? Quel genre d’expérience avez-vous vécue ?

  8. Captain Zincos

    Sans défendre l’affreuse – que dis-je ? -, l’odieuse Tatiana, je pense que ce baromètre ne sert pas à grand chose. Dire qu’un feuillet est payé entre 60 et 250 euros n’a pas grand sens. Je peux, sur ma bonne foi, vous dire que, non, c’est plutôt entre 65 et 255 euros. A moins que ce soit entre 63 et 247…
    En outre, ces tarifs s’appliquent à la presse et à la communication. Or, dites moi si je me trompe, ce ne sont pas les mêmes secteurs et un concepteur-rédacteur n’est pas journaliste (et réciproquement). Bref, c’est un joyeux mélange, foutraque et pas vraiment précis.
    Mais ce baromètre demeure un bon moyen de faire connaître son concepteur : le but est atteint !

  9. Tatiana

    Waou, la curée !!

    Excusez-moi du malentendu : je parlais de piges!!!

    Définition de pigiste (Wikipedia) : journaliste rémunéré à la tâche, susceptible de collaborer à un ou plusieurs médias. Ses droits sont définis par la loi Cressard http://fr.wikipedia.org/wiki/Pigiste

    En France, le pigiste est un salarié. Est-ce le cas de l’un d’entre-vous? C’est le mien…

    Alors faisons simple : Par pitié, donnez-moi les noms des rédacteurs en chefs qui prennent plus de 200 euros le feuillet, sur le web ou ailleurs, et je les contacte illico. Cela m’évitera de me casser les b… à faire des enquêtes payées 70 au maximum.

    @Catherine : Promis, si vous me donnez le contact, à 250 euros/feuillet je mettrai dans mon web-papier des liens, du son, de la vidéo, de la photo, des Google Maps, je twitterai, je facebookerai et je mettrai même s’il le faut le mot « sexe » en invisible dans les balises html qui vont bien pour qu’il arrive en tête des résultats Google.

    @Red-Act : C’est vous qui publiez ce baromètre? Pourriez-vous nous indiquer le contenu de votre panel, ça m’intéresse au plus haut point. S’il y figure des rédacteurs en chef de médias d’information c’est une info de première importance, car tous ceux que je connais paient bien en-dessous des 60 euros/feuillet (mais il y a peut-être des pigistes pour me contredire).

    En revanche, s’il s’agit d’un panel comprenant uniquement des sites corporate de telle ou telle boîte du Cac 40, ce serait aussi bon à savoir.

    Je veux bien que l’on pratique la méthode coué dans le but louable de faire remonter les tarifs, mais à ce point c’est travestir la (triste) réalité.

    @Arnaud : Je vois sur votre site que vous travaillez sur « des documents pour les entreprises, en direct ou via les agences, du communiqué jusqu’au livre. Avec le + d’une approche marketing adaptée à un objectif corporate ou juste promotionnel. »

    Tout est dit : on s’éloigne de la pige là.

    Tatiana

  10. Captain Zincos

    @ACP-CP&a : quand je dis que la confusion règne… Vous confondez les correspondants locaux et les journalistes, qui n’ont ni le même statut, ni la même vocation (même si nombre de canards de PQR utilisent les premiers parfois comme de véritables journalistes, mais sans la rémunération et le lien salarial… mais ceci est une autre histoire…).
    Alors je reprends : voici donc un baromètre qui mixe tarifs de concepteurs-rédacteurs en com’ et piges de journalistes, lesquels sont confondus avec des correspondants locaux de presse, sans que l’on sache comment est constitué le panel, avec des fourchettes de rémunérations qui font le grand grand écart.
    Allez les Incorrigibles, maintenant à vous de nous faire une étude un peu plus béton que ce beau bazar !

  11. CP&a

    Mais oui, Tatiana, tout à fait !
    C’est exactement ce que j’ai dit plus haut : l’enquête de Stéphane ne POUVAIT PAS se limiter à un certain panel, donc son résultat est forcément large ; et forcément ce résultat tient compte de ci et pas de ça, de ça et pas de ci (comme dans tous les sondages : seriez-vous naïve ?).
    J’ai été pigiste pour une misère, et nègre pour une fortune : que dois-je donner comme réponse ? Ces deux extrêmes ne sont évidemment pas bons et je les oublie car IL-NE-FAUT-PAS-QUE -LES-GENS-S’EN-FASSENT-DES-RÉFÉRENCES, tant basse que haute. Donc je regarde les autres prix du « tout-venant » et voilà… Si vous êtes en dessous de 50 euros le feuillet (et je suis gentil) vous vous faites avoir (et je suis poli).
    Je pense que d’une certaine façon mon post répond aussi à Captain Zecos.

  12. Tatiana

    @Arnaud : Attention, si vous lisez ce qui va suivre je vais peut-être vous donner un haut-le-coeur…

    Figurez-vous que sur des sites web de PRESSE ECRITE, nous journaliste pigistes sommes payés en moyenne entre (tenez-vous bien) 100 et 200 euros l’ARTICLE, quel que soit le nombre de feuillet. Ce n’est pas de la naïveté de ma part, c’est le tarif officiel. Appelez Rue89, Mediapart, Slate ou lexpress.fr et proposez-leur un sujet, vous obtiendrez la même réponse.

    Refuser de voir cette réalité c’est faire preuve de naïveté, à mon humble avis. Accepter de travailler à ce tarif aussi, bien entendu.

    D’où ma question, que je réitère à Stéphane Bourhis : quelles sont les entreprises de presse qui ont participé à ce panel ? J’espère ardemment une réponse de sa part.

    C’est posé simplement et sans aucune agressivité. Et s’il veut vraiment participer à la défense de notre métier, j’abonde dans son sens : un peu de transparence servirait grandement la profession.

    A très vite
    Tatiana @Manzelkalou

  13. phil

    @Catherine Philibert : Héhé, je me marre bien figurez-vous chère Catherine, en vous lisant. Bien que je vous trouve un poil méprisante et pour le coup totalement ignorante. Alors laissez-moi vous affranchir : Tatiana, journaliste pigiste de son état, est aussi formatrice en écriture web au Centre de perfectionnement des journalistes à Paris. Une excellente formatrice sur le marché, comme vous dites. Encore merci pour la poilade🙂

  14. Ludo

    J’abonde dans le sens de Phil en ajoutant que Tatiana fait sans doute partie des journalistes les plus militantes de notre collectif, il suffit d’ailleurs de faire un saut sur son blog pour s’en convaincre : http://www.lavoixdudodo.info/
    Tout ça pour dire que les tarifs pour lesquels elle bosse sur le net ne sont pas bradés, malheureusement…

    @CP&a : pourquoi mettre le mot « journaliste » entre guillemets pour désigner le pigiste ? Votre amalgame entre le pigiste et le correspondant local montre que vous connaissez vraiment mal le métier : vous semblez considérer le pigiste comme la cinquième roue du carrosse mais beaucoup des journaux que vous achetez ne pourraient tout simplement pas tourner sans eux. Certaines rédactions se résument aujourd’hui à quelques chefs de rubrique et une myriade de pigistes. Quant à l’idée que n’importe qui peut devenir pigiste, je vous mets au défi d’aller voir un magazine un peu spécialisé et lui vendre un sujet sans avoir à justifier d’une expérience significative sur le domaine concerné.

    En somme, je ne vois pas l’intérêt de déclencher une guéguerre entre consultants-rédacteurs et pigistes. Comparer nos tarifs en tant que travailleurs indépendants sur la base commune du feuillet, par contre, serait surement plus constructif…

  15. Tatiana,
    Je reviens vers vous entre « guerre et paix », le baromètre vient d’un hub baptisé « rédactrice, rédacteurs, pigistes etc » sur Viadéo. Son but est de permettre le partage d’expérience sur nos métiers.
    Je suis « à mon compte », donc profession libérale, et je dois payer mes charges sur tout contenu produit.
    Cette enquête – qui n’est pas scientifique – a 3 ans. Elle vise à éveiller les conscience et informer les nouveaux venus.

    Nos métiers se heurtent à la concurrence des statuts (inégaux), à celle du marché. Suite à mon enquète, un lecteur pensant que je recherchais des rédacteurs m’a proposé un pool à 3 € le feuillet, basé par delà les océans.

    L’objet reste d’éveiller les personnes sur la réalité d’un marché et de métiers complexes. Bien sûr que la « vraie pige » est basse ( et souvent sous 50 €). Mais nous devons chacun défendre nos « tarifs ».

    Ainsi on parle souvent désormais aux rédacteurs que nous sommes de « piges », de « feuillets », en nous demandant de nous aligner sur les tarifs SNJ alors que nous ne sommes ni journalistes, ni pigistes et que nous respectons vos métiers.

    L’étude porte dans sa grande majorité sur des « freelances rédacteurs » (75 %), il y a un % de 15 % de journalistes (selon mes observations car je n’ai pas fiché tt le monde), et 10 % d’autres.

    Par contre, comprenez que notre situation est complexe, ni journaliste, ni pigiste, nous ne disposons pas à ce jour de syndicat ou ordre représentatif et donc c’est un peu pour lutter contre l’anarchie que je me fatigue à faire l’enquête. Je pourrais rester seul dans mon coin à faire mon CA.

    Voilà pour ma part.

  16. CP&a

    Bonjour

    @Tatiana : non, pas de haut-le-coeur, parce que pas de surprise. Je sais très bien que c’est comme ça, je dis simplement que ce n’est pas normal. Oui je travaille pour les entreprises, mais j’ai fait de la pige puis été journaliste (statut et carte de presse). Autrement dit je suis de votre côté, et content de voir que vous avez aussi conscience que ce que l’on vous impose ne va pas.

    @Ludo : pourquoi j’ai mis « le mot « journaliste » entre guillemets » ? La réponse était dans le post de Captain Zincos : « nombre de canards de PQR utilisent les premiers comme de véritables journalistes » – et j’ajoute que nombre de correspondants se disent journalistes. Que n’importe qui puisse aller écrire n’importe où, malheureusement c’est déjà le cas, et s’il y a des gens pour les employer, c’est moins pour leur talent de plume que pour leur prix à ras des pâquerettes. Tant que ce qu’ils font suffit au client, pourquoi ce dernier irait-il payer le vrai prix à un vrai pro ?
    C’est pareil chez les rédacteurs, les consultants, les biographes, les nègres (merci de ne pas vous insurger sur ce terme, c’est le bon), alors il n’y a aucune volonté de déclencher une « guéguerre » ! Évidemment ce serait bien que tout le monde se mette d’accord sur une fourchette de prix du feuillet ! Et c’est justement l’objectif du baromètre de Stéphane ! Les clients et tous nos confrères doivent savoir qu’il n’est pas décent, et pire : dangereux pour l’avenir de la profession, de descendre en dessous d’un certain prix.

    S’il doit y avoir une guerre, c’est contre les gens qui font cela en deuxième boulot ou en complément de retraite grâce au statut d’autoentrepreneur, et à n’importe quel prix puisque c’est juste pour de l’argent de poche. Ce n’est pas un autre débat mais une cause directe de l’effondrement. Ce sont eux qui cassent le marché, et pas seulement le nôtre : le phénomène se constate chez des consultants de multiples domaines. Et difficile de dire qu’ils sont nuls car beaucoup sont compétents grâce à leur job principal ou leur ancien.
    Seul un Tarif Minimum Légal pourrait mettre fin à cela (comme au Syntec) et pour espérer le définir, ces enquêtes sont nécessaires.

  17. Une rédactrice me disait hier être étonnée. Elle vend son feuillet à 20 € ht et un de ses clients lui demandait si pour 5, elle passait à 90 € ou 80 €. Elle n’est pas journaliste, elle est auto-entrepreneuse. J’a i du simplement lui dire que 20 € HT, une fois payé les charges, l’ursaff, le rsi, la retraite, son chauffage, l’électricité de son appart, elle était sous le smic.

    Voilà pourquoi à 30.40.50 €, en privé ou ailleurs, je défends le travailler « juste ».

  18. Tatiana

    Très bien, unissons-nous pourquoi pas?

    C’est ce que disait Yann Kerveno aux Assises du journalisme en 2009 : http://www.lavoixdudodo.info/2009/11/06/il-faut-creer-un-mouvement-de-masse-des-pigistes-en-europe/ (où vous trouverez une autre étude, cette fois uniquement sur le métier de journaliste pigiste)…

    Simplement je vois mal comment défendre nos intérêts communs en terme de rémunération, lorsque les uns sont salariés et les autres auto-entrepreneurs, que l’on ne sait même pas si l’on parle de salaire ou de prestation, de brut ou de net.

    Pour ma part, je refuse le statut d’auto-entrepreneur, c’est un choix.
    Je refuse aussi de travailler dans la com’ qui pour moi est un tout autre métier. Je sais que beaucoup de journalistes « font du corporate » comme on dit et je ne les en blâme pas, vu l’état de délabrement du métier de journaliste et les tarifs pratiqués. Mais je dois bien reconnaitre que c’est souvent par défaut ou en complément, c’est comme ça.

    Je ne comprends pas l’utilité de maintenir cet amalgame artificiel entre deux univers si différents? A 250 euros le feuillet, vous faites certes partie de la crème des rédacteurs mais nous ne faisons tout simplement pas le même métier. Est-ce vraiment refléter la réalité que de mixer ainsi nos rémunérations dans un shaker?

    En outre, cela ne nous sert pas nous pigistes pour deux raisons :

    1) les jeunes qui arrivent fraîchement diplômés des écoles de journalisme pleins de rêves avec de telles études se cassent les dents aux portes des rédactions et se dirigent la queue basse vers les boîtes de com. Ils n’ont pas été formés pour ça que je sache.

    2) Vos résultats donnent à penser que notre profession se porte comme un charme alors que c’est la misère. C’est totalement contre-productif. Pour avancer il vaudrait mieux que tout le monde commence par regarder la réalité telle qu’elle est.

    Enfin, quand je parlais d’articles à moins de 200 euros, je faisais référence à la presse sur le web, pour répondre à @CP&A et à l’inénarrable @Catherine (qui trouve que c’est ssiiiiii difficile d’écrire pour le web, car bien entendu sur le papier nous n’avons pas de contrainte de temps, etc) puisqu’ils sont si bien payés sur internet. Il y a fort à penser que vous n’avez jamais fait une enquête ou un reportage pour un journal on-line…

    Non, la presse web ne paie pas car son économie fonctionne sur quelques journalistes salariés maison et plein de contributions gratuites (blogueurs, journalistes « citoyens », etc…). C’est un scandale et il faut le dire haut et fort.

  19. CP&a

    Si-si j’ai fait du reportage pour des journaux on-line… et même au début sur Minitel !! Quitter le journalisme pour le rédactionnel d’entreprise m’est tombé dessus sans que je ne demande rien : des entreprises cherchent des plumes et s’adressent naturellement aux journalistes, et puis petit à petit on n’en vient à faire que cela. Ce peut être pour l’argent, ce peut aussi être par goût (j’aime la com). Maintenant, « rassurez-vous », nous ne sommes pas tous ni toujours « payés 250 euros le feuillet ». Dans mon premier post, j’évoquais cette anecdote du client qui m’a « imposé » 220 euros alors que je n’aurais certainement pas demandé cela. Ce fut un cas rare. En règle générale je suis comme tout le monde : je subis la crise, je subis les dommages collatéraux de certains auto-entrepreneurs qui abusent d’un droit qu’on leur a donné sans réfléchir, et je dois déborder d’imagination pour démontrer qu’il vaut mieux ne pas céder aux soldes.
    Tout cela dit, je vous rejoins Tatiana sur le fait qu’il est très difficile de réunir nos professions dans un même barème. Mais au moins que les uns ne daubent pas sur les autres…

  20. THASECTRA

    Chère Tatiana,

    il semble bien qu’il soit en effet difficile de trouver des passerelles communes à nos idées.

    Il est tout à votre honneur de défendre avec autant d’ardeur votre métier de journaliste pigiste dont nous comprenons tous que vous ne le voyez pas compatible avec la com’ ni avec la rédaction, mais tous n’ont pas cette vision et certains pensent même qu’une transversalité est possible.

    En ce qui concerne la réalité je pense qu’il vous appartient de prévenir en amont des écoles de journalisme tous ces jeunes pleins de rêves qu’ils risquent fort de déchoir et d’aller en com’. Cela se fait-il ?
    Pour la santé de la pige, je crois qu’il serait bon que les tarifs soient distribués et commentés ailleurs que sur le site du SNJ. Par ailleurs n’oublions pas qu’un feuillet à 63,98 brut équivaut au moins à une facturation d’indépendant à 105 euros et ce sans réellement compter les charges de l’indépendant.
    Pour la rédaction web, comme Phil a signalé que c’était un domaine que vous maîtrisez, vous savez bien que la contrainte temps n’est que la conséquence des contraintes techniques rédactionnelles, sauf à vouloir réduire l’écriture web à un succédané du print.
    Concernant l’économie web, si l’on regarde les contributions gratuites, nombre sont l’oeuvre de journalistes blogueurs qui entretiennent cette économie.

    Alors certes il ne sera sûrement pas simple d’arriver à concilier nos idées, mais si l’on souhaite arriver à une démarche déontologique qui s’impose aux commanditaires, il sera nécessaire de proposer des règles procédant d’une dimension individuelle mais également collective intégrant tous les acteurs de la filière.

  21. Captain Zincos

    Un truc que je comprends pas : pourquoi vouloir à tout prix trouver cause commune entre rédacteurs com’ et journalistes pigistes. Nous n’exerçons pas le même métier, nous n’avons pas le même mode de rémunération.
    Chaque métier à ses problématiques, notamment en terme de tarif (pour la com’) et de salaires (pour les journalistes), mais elles s’appliquent sur des champs différents.
    Alors zut : les journalistes ne sont pas des communicants, les communicants ne sont pas journalistes. La frontière, pour moi, est claire, nette et précise. Et l’amalgame entre les deux métiers ne fait que renforcer la confusion qui règne dans l’esprit du public entre information et communication.
    A bon entendeur…

  22. sarah D.

    Bonjour, bonjour,

    Entièrement d’accord avec Tatiana, une des pigistes les mieux informées de ses droits que je connaisse.
    Pour apporter un peu d’eau au moulin, et après avoir pris le temps de lire les résultats du sondage, je salue d’abord l’initiative. Réaliser un baromètre des tarifs piges en vigueur dans les rédactions serait extrêmement instructif.
    Mais je regrette que celui-ci mélange les choux et les carottes.
    Comme il l’indique en préambule, il mélange les statuts, de pigistes, d’indépendants, d’auto-entrepreneur…Et excusez-moi du peu, je trouve bien regrettable que certains d’entre nous exercent le métier de journaliste en choisissant ce dernier statut. Pour ma part, c’est Niet, comme Tatiana. Que font-ils alors du lien de subordination qui leur assure une relative protection? Et du coup, il n’y a pas de quoi se taper le cul par terre, comme dirait ma grand-mère d’être payé 150, ou 175 euros le feuillet…
    Pourquoi évoquer un tarif journalier si vous êtes rémunérés à la pige, de 300 à 500 euros? En fait, je suppose que les sondés « facturent » leurs prestations. Et dans ce cas, j’insiste, mais nous ne sommes plus dans une situation de pige.
    Bref, je regrette que les résultats manquent de rigueur scientifique.
    Pour ma part, et en ne faisant quasiment que du journalisme, le quasiment renvoyant à quelques boulots de com’ que je prends de temps à autre pour mettre du beurre dans les épinards, mes tarifs de pige varient entre 80 et 120 euros brut le feuillet. Et en me comparant avec d’autres confrères et consoeurs, je crois pouvoir affirmer que je me situe dans la fourchette haute…

  23. Incorrigible for ever

    Là c’est sûr que les communicants sont mal tombés! Aux vus de nos références et des tarifs que nous pratiquons, ils feraient mieux de s’adresser aux pauvres petits agneaux sortis de la bergerie qui ne se rendent même pas compte que pour 20 euros le feuillet, il devra vraiment travailler plus pour gagner plus.
    Cela leur apprendra à ne pas verser dans le piège de la généralité et mettre tous les pigistes dans le même sac.
    Marie, encore plus fière d’être une Incorrigible !

  24. Claudie

    Bonjour à tous,

    je vous apporte mon humble témoignage de conceptrice rédactrice free lance (je suis CR depuis plus de 15 ans et en free lance depuis plus de 4 ans). En fait, on ne peut vraiment pas comparer les tarifs de piges et les tarifs de conception rédaction.
    Journaliste et CR, ça n’est pas du tout le même métier… Moi par exemple, je suis une vilaine rédactrice qui travaille pour des marques commerciales
    ou des institutions (pub et com’). Mon tarif s’évalue à la journée, comme toujours en CR, et est de 400 à 600 euros jour, selon la négo. Mon travail consiste à trouver des idées de campagnes (ce qu’on appelle des concepts), des accroches, des signatures de marque ou de produits et enfin à rédiger les textes qui vont avec les campagnes…
    Il m’arrive aussi de rédiger des textes au km pour des sites commerciaux ou instit’, le prix est alors négocié par rapport au nombre de textes (et non de feuillets) et cela ne revient jamais à moins de 300 euros / jour (mais dans ce cas, la masse de travail est énorme et donc rentable…).
    On ne m’a jamais demandé de devis au feuillet… ou qd on l’a fait, c’est qu’on cherchait un journaliste et ça, moi, du journalisme, je ne sais pas faire (pas même du journalisme d’entreprise). J’ai d’ailleurs bcp de respect ET d’admiration pour cette profession vraiment très différente.
    Côté statut, je précise que je suis en portage salarial et n’ai pas accès (ce qui est normal) aux AGESSA ou à la carte de presse. Je pourrais en alternative être auto-entrepreneuse ou à l’URSSAF. Mes charges sont d’environ 50 %.
    Voilà, côté CR, j’espère avoir pu éclairer la lanterne de ceux qui n’avaient pas réussi à trouver la boîte d’allumettes…

    Ciao !

  25. Claudie

    … et je me permets même de rajouter qu’il est très dangereux de mélanger journalisme et communication !

  26. CP&a

    Quand il s’agit de faire de la plaquette ou du flyer d’entreprise, évidemment ce sont deux métiers différents. Mais si les entreprises et agences appellent des journalistes pour rédiger certains textes (en particulier des publiscopies et des communiqués de presse), c’est parce qu’ils savent que les journalistes sont les mieux placés pour très bien écrire dans CE style pour CE support et CETTE cible. Et ça fonctionne très bien… et pourquoi pas !? Serait-ce une maladie honteuse pour un journaliste de tomber dans le commercial ? Bien au contraire c’est tout à son honneur puisque, inversement, un très bon rédacteur communicant ne sera que rarement un bon journaliste.

    Donc deux métiers différents, oui ; mais pas deux mondes différents. Juste, à la rigueur, deux utilisations différentes d’une vocation commune que nous avons tous à défendre, le bien-écrire, en faisant tout pour que sa valeur ne soit pas bradée.
    C’est à mes yeux le point commun qui ressort de tous ces échanges : il est nécessaire tant pour les uns que pour les autres de guider, prévenir et mettre en garde les jeunes contre des méthodes presse-citron… et d’éradiquer le phénomène de moins jeunes qui viennent « s’amuser » pour se faire de l’argent de poche ou arrondir leur retraite, au plus grand mépris de ceux qui en vivent. C’est la vocation première du baromètre de Stéphane !

    Voilà. Je voulais juste accorder les clochers, dans l’intérêt de tous.

  27. Red-Act

    L’article pose des questions, le baomètre aussi :
    – Mon objet était d’éveiller les consciences de rédacteurs sur la réalité d’un marché
    – Mon objet était de dire aux sortants des Cuej qui s’ils venaient en agence, il ne devait pas casser les prix
    – Mon objet était de rester indicatif. Je ne suis pas à 200 € le feuillet
    – Mon objet était de poser des questions sur les métiers

    Mon objet est de faire parler « sous » pour qu’un ajustement soit fait dans mon métier, mais pourquoi pas dans d’autres.

    On en parle, c’est bien et comme dit, vous avez le SNJ, nous on a que nos stylos et nos claviers pour nous défendre.

  28. Catherine Philibert

    Bonjour à tous,

    @ Tatiana : Objection Votre Honneur,
    je n’ai JAMAIS prétendu qu’écrire pour le papier était facile et sans contraintes de temps ou autre, ni d’ailleurs que hors le Web sssssiiiiiiii difficile, il n’y avait pas de salut.🙂
    Mon propos était simplement de dire qu’il faut défendre l’écriture sur le Web, comme un véritable exercice, dans toutes ses exigences, et non comme un sous produit ou un sous métier. Je pense que vous serez d’accord avec moi… Je n’ai jamais dit que tout le monde acceptait de payer le juste prix, et comme vous je ne crois pas en la méthode Autruche ni en la méthode Coué…mais je prétends simplement que si nous, qui sommes concernés au premier chef, nous rigolons de prix qui nous permettent de gagner décemment notre vie, alors je ne donne pas cher de notre peau.
    De plus Tatiana, puisque vous êtes une référence dans votre métier, puisque vous êtes formatrice, puisque vous êtes militante je suis d’autant plus surprise de vous voir « vous marrer » à l’évocation de tarifs décents et surtout à celle ne pas soutenir l’initiative de Stéphane, destinée à lutter justement contre cette paupérisation que nous déplorons tous.
    Enfin, je ne parlais pas de presse sur le web, un métier que je ne connais pas et qui n’est pas le mien puisque je suis consultant rédacteur.

    @ Sarah : je suis d’accord, il y a une importante disparité entre les statuts des uns et des autres… sans doute le baromètre est perfectible. Mais il ne s’améliorera pas tout seul. Il faut peut -être se poser la question de savoir si journalistes et rédacteurs de com peuvent faire cause commune. Certains se sont d’ailleurs exprimés là dessus.

    C’est sans doute parce que nous sommes aussi divisés que des prix de m…. peuvent régner, et je crains que cela ne soit pas près de s’arrêter… compte tenu du cours que prennent ces échanges.

  29. Tatiana

    @Stéphane, une dernière question, et puis j’arrête de vous embêter: pourquoi vouloir à tout prix intégrer les journalistes dans votre baromètre? Je veux dire, avec uniquement des « concepteurs rédacteurs » freelance qui facturent leurs tarifs, vous auriez obtenu des résultats bien plus cohérents et plus « utiles » à votre profession.
    Au lieu de ça, les 15 journaleux (clairement pas représentatifs) que vous y avez intégré au chausse-pied plombent vos résultats en étirant les fourchettes vers le bas.
    Honnêtement pour nous ce baromètre ne sert à rien et j’ai du mal à comprendre l’intérêt pour vous…

    @Catherine, comme j’abonde dans votre sens. Nous ne faisons pas le même métier, mais alors pas du tout. Nous n’avons pas les mêmes « clients » ni les mêmes revenus, cela semble clair. Je crains aussi que nous ne fréquentions pas les mêmes personnes, ni les mêmes bars. Il est fort à craindre que nous ne nous croisions jamais. Quel dommage…

  30. CP&a

    @Tatiana : il se peut que vous ayez raison et que la méthode de cette enquête ait besoin d’être affinée. Preuve que ces discussions peuvent être constructives même quand on n’est pas du même métier, et pour cette suggestion je vous dis merci. Dommage que la fin de votre message sonne comme une bonne claque que je traduis par : « nous ne sommes pas du même monde, Catherine ! ne mélangeons pas les torchons et les serviettes ! ». Je peux me tromper : c’est le risque du poids que peuvent avoir des points de suspension.

  31. Catherine Philibert

    @ Tatiana
    Que nous ne fassions pas le même métier est une chose… moi, je m’arrêterais là… pour le reste (revenus, frequentations, bars, etc.), il ne faut jamais jurer de rien.
    Quant à « dommage que nous ne nous croisions jamais » , vous savez quoi??? moi, je le dirais sans ironie aucune.
    Car au-delà des préjugés qui formatent chacun de nous, au-delà de notre (vous et moi) ton provoc, j’aurais tendance à être assez d’accord avec vous globalement…
    Au fait, vous allez dans quels bars???😉

    Pour alimenter le débat, je persiste à trouver intéressante voire urgente l’idée d’avoir un barème pour avoir une indication des prix de marché, car il y a un vide sidéral, qui laisse la voie libre à des pratiques scandaleuses. C’est vrai pour les journalistes, les pigistes, et même, fichtre, les communicants!

    Pour autant, il est clair qu’avoir un clavier comme plus petit dénominateur commun ne justifie pas un amalgame des professions de rédaction de com et de l’information…
    Faire cause commune? pourquoi pas ?

    Le baromètre initié par Stéphane est perfectible, sans doute mérite-t-il des nuances selon les métiers et les statuts (sans pour autant tomber dans l’usine à gaz). Car ce baromètre a besoin d’être légitime, et donc, crédible pour tous. S’il ne l’est pas, il est inutile et il ne servira donc pas.

    Mais alors que fait-on? On continue de travailler pour peanuts en se demandant qui, des journalistes, des pigistes, des concepteurs rédacteurs, des rédacteurs Web et autres espèces rédigeantes, sont les plus beaux? Ou on assume les différences, sans fausse émulation, et on fait un bout de chemin ensemble? Dans le premier cas, la messe est dite…

  32. @ Tatiana : « @Stéphane, une dernière question, et puis j’arrête de vous embêter: pourquoi vouloir à tout prix intégrer les journalistes »… Mais ce baromètre ne veut pas à tout prix intégrér les journalistes. Les questions ont été posées aux membres du hub : Rédacteurs, Rédactrices, Pigistes et Cie.
    Comme ce hub n’est pas fermé, il se trouve qu’il accepte des journalistes. Libres à eux de répondre à des enquêtes (une par an)
    Enfin, s’il ne vous plait pas enguelez les rédacteurs de ce blog finalement :-)))) car ce sont eux qui ont décidé de faire écho à notre baromètre.

    Je le repète : le baromètre n’a d’autre ambition que d’indiquer des fourchettes afin que personne ne tire les prix vers le bas par méconnaissance d’un marché. J’avais oublié qu’en France, on ne parle pas d’argent.

    Mon « souhait » est de lutter contre la paupérisation et la non-reconnaissance des rédacteurs dans leur domaine de compétences. Je n’ai jamais écrit que les métiers étaient les mêmes.

    Par contre, nous aurions intérêt à nous parler puisque de plus en plus de journalistes « pigent » dans les agences de coms et qu’à l’inverse, les « gratuits » cherchent de plus en plus à faire bosser des « rédacteurs » .

  33. Maintenant, j’observe aussi comme référent les grilles du SNJ
    http://www.snj.fr/spip.php?article944

  34. CP&a

    Bon, je crois que je vais changer de bar…

  35. Moi, j’avais laissé tombé depuis ma dernière intervention, convaincue que ce débat confinait au dialogue de sourds. Mais je reviens POUR Tatiana.
    Et oui, elle a souvent raison cette Tatiana-là de ruer dans les brancards, c’est tellement sain !
    En fait, on peut prétendre tout et son contraire, surtout que visiblement, on ne parle pas de la même chose. Car enfin, soyons raisonnable, pourquoi vouloir calibrer, quantifier, normaliser un travail qui met à l’œuvre de l’imagination, de la créativité, du talent impalpable ? Et le convertir en espèces sonnantes et trébuchantes ? Oui, oui, c’est injuste, oui, certains sont trop payés, d’autres pas assez, en musique, c’est kif-kif, en illustration de même, peut-être un peu moins.
    Et puis, bon, de quoi on parle ? D’un sondage sur 100 personnes ! C’est comme les sondages politiques, on découvre après coup leur peu de poids.
    OK, bon, c’est bien de l’avoir fait, mais relativisons-en la portée.
    Les jeunes qui débutent ? Et bien, les pauvres, ils feront comme nous, ils navigueront à vue et se feront un barème à eux, fonction de leurs besoins, de leurs clients, de leur région, de leur temps disponible, du sujet qui les passionne ou pas, etc… Moi-même, j’ai 30 ans de métier (journalisme ET communication, les 2 frères sont différents mais pas ennemis) et j’ai toujours la même angoisse devant ma feuille où est inscrit le mot « Devis ».
    Les données ne sont jamais les mêmes et le devis jamais le même.
    Je ne pense pas que l’on puisse créer des normes adaptables à tous, à grande échelle. D’autant que les individus n’ont pas la même valeur, ni la même passion, ni ne travaillent pas de la même manière, au même rythme.
    La discussion peut durer des siècles sans aboutir. L’essentiel, c’est d’écrire et de durer. Il y aura toujours des Poivre d’Arvor et des petits pigistes à 60€ du feuillet, le premier n’étant forcément pas meilleur que le second et ne fréquentant bien-sûr pas les mêmes cantines, hélas !

  36. Si le journalisme pur et dur est aussi mal payé, je demande toujours : pourquoi choisissez vous ce métier ? On manque de cerveaux dans l’ingénierie, de bras dans les métiers de pêche, de talents d’artisan chez les cordonniers ou même de paysans pour labourer les champs, même s’ils sont subventionnés, ironie de notre économie…
    Par contre, on voit toujours autant de bataillons de jeunes gens se ruer dans les écoles de journalisme ou assimilées pour donner raison aux chiffres du chômage. Dommage… La profession attire mais ne paie pas ? Il faut changer. Le monde, lui, ne changera pas pour les journalistes, ni les pigistes, ni les freelance. Il faut avoir le courage d’évoluer ou de changer.

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