On n’arrête pas le Progrès? Justement, si

Les pigistes, condamnés à courber l’échine jusqu’à la nuit des temps ? Pas sûr. A condition d’accepter de livrer  le combat et de jouer groupé. Dernier exemple en date, à Lyon, où le très hégémonique Progrès a dû faire machine arrière face à la détermination de plumitifs en colère. Les faits. En 2008, Bruno Crozat, le délégué du personnel SNJ d’Agir, une agence de presse appartenant au géant de la presse rhone-alpine et exclusivement composée de journalistes pigistes, engage une action pour faire reconnaître l’agence en tant qu’entité à part entière du Progrès, à savoir une Unité Economique et Sociale (UES). Après plusieurs rebondissements, le tribunal d’instance de Lyon vient finalement de donner raison au SNJ le 27 septembre dernier. Ce dernier avait nommé une déléguée syndicale (DS) chez Agir en faisant valoir qu’il existait bel et bien une UES de fait, ce que contestait le Progrès. Les conséquences directes de ce jugement? « Nous devrions à terme bénéficier des avantages du Comité d’Entreprise tels les chèques vacances ou rentrée scolaire ou encore des locations à prix réduits sur une quinzaine d’appartements pour les vacances, se réjouit Bruno Crozat. Par ailleurs, nous, les journalistes pigistes d’Agir, bénéficierons d’une plus grande visibilité au sein du Progrès. Le combat syndical est payant. Depuis 2007, grâce à ce dernier, nous avons obtenu le paiement des primes d’ancienneté ainsi que le réglement du complément maladie, ce qui est loin d’être négligeable ». Le jugement, qui est exécutoire immédiatement, interdit la possibilité d’un éventuel appel, le recours en cassation semblant, selon le SNJ, hautement improbable.

4 Commentaires

Classé dans La vie de la presse

4 réponses à “On n’arrête pas le Progrès? Justement, si

  1. Cédric Morin

    Merci de cette info au combien réjouissante, l’union et la mobilisation sont payants!

  2. zybe

    D’autant plus que les correspondants locaux ne sont pas payés à leur juste valeur.

  3. Bonjour,

    Je ne suis pas pigiste mais CLP!
    Qu’en est-il de nos « statuts » (?)?
    Quels textes régissent la « profession »?
    Quelle « reconnaissance »?
    Serons-nous un jour « reconnus »?
    Aurons-nous un jour une carte de presse?
    D’avance merci
    JMMathe

  4. proxy

    Bjr,
    Bravo pour ce combat.
    Il y a quelques années, j’ai lancé une procédure aux Prud’Hommes contre une sté (magouille) de presse qui a préféré fondre les plombs que de régler les notes de ses pigistes.
    La lutte continue…
    @+

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