Animateur de l’Atelier Pigiste "Quand la rémunération fait débat…" lors des dernières Assises du Journalisme à Strasbourg (16, 17, 18 novembre 2010), j’ai été chargé, à l’issue de cette session (3h….) d’élaborer, avec mes colistiers, des préconisations. Les voici ci-après :
Eric Delon (Les Incorrigibles)
LES 10 PRECONISATIONS
Aide à la Presse et barèmes de piges
1) Que les aides dont bénéficie la presse soient liées au respect par celle-ci de ses obligations sociales à l’égard des journalistes pigistes et à l’établissement de barèmes minima de piges dans toutes les formes de presse qui en sont dépourvues.
La nécessité de connaître ses droits
2) Que les journalistes professionnels rémunérés à la pige s’informent et se forment sur leurs droits légaux et conventionnels pour les défendre individuellement et collectivement auprès des entreprises de presse et d’audiovisuel qui les emploient.
N’accepter de n’être payé qu’en salaire
3) Que les journalistes pigistes exigent d’être payés en salaire comme le veut la loi et refusent d’être payés en droits d’auteur, comme Correspondant Local de Presse et comme “auto-entrepreneur ce dernier statut devant être exclusivement utilisé pour les travaux hors presse. Que l’Urssaf et les services de l’Etat poursuivent toutes les entreprises qui emploient des pigistes en les payant autrement qu’en salaire pour du travail de presse
Formation des journalistes audiovisuels
4) Que les entreprises de l’audiovisuel signent un accord avec les syndicats de Journalistes pour mutualiser à l’AFDAS le financement de la formation (DIF, CIF, Plan…) correspondant à la masse salariale de leurs journalistes pigistes afin que ces derniers puissent faire valoir leurs droits comme tous les autres salariés (accord du type de celui signé en presse écrite avec mutualisation des fonds à Mediafor)
Syndicat et Piges
5) Que les pigistes se syndiquent pendant leur école de journalisme, avec une adhésion et des droits spécifiques (par exemple une aide aux frais de financement des frais de scolarité, en échange d’un adhésion pluriannuelle), et que les autres (ceux qui ne font pas d’école) se syndiquent à leur entrée dans le métier
Défendre les preneurs de son et les monteurs
6) Que les réalisateurs et les Journalistes Reporters d’Images insistent pour travailler avec des preneurs de son. Et refusent autant que faire se peut de devenir monteurs avant que ce métier disparaisse un jour.
Prise en compte de la multiqualification
7) Prendre en compte la multiqualification (image, son, commentaire, montage) dans le tarif de la pige dans l’audiovisuel, en l’inscrivant notamment dans la convention collective
Droit à la formation
8) Que le droit à la formation soit accordé pour tous les journalistes pigistes payés en salaire, pas seulement aux encartés, puisque tous cotisent auprès des organismes paritaires via leurs cotisations patronales/salariales.
Un rôle reconnu dans la profession
9) Que les journalistes pigistes voient leur rôle dans la presse reconnu et considéré : ils tiennent aujourd’hui un rôle majeur dans la presse française (écrite, audiovisuelle, web).
Une prise en compte du temps passé dans le tarif de pige de presse écrite
10) Que les tarifs ne soient plus seulement liés au feuillet, mais également au temps passé et à la difficulté des sujets
Bonjour
je suis pigiste donc forcément très concernée. Une fois ces préconisations listées, que deviennent-elles ? à qui sont -elles destinées ? qui va les prendre en compte ?
bri
Bonjour (re),
) qui arrivent à se faire payer en piges, et non en facture?
même question que Bri : que deviennent ces préconisations?
Quel est le taux de pigistes aujourd’hui (dans la vraie vie